Inscrivez-vous ci-dessous pour devenir membre.
Nom : Courriel :

5 combats d’entrepreneur

Connaissez-vous NotableTV? moi je ne connaissais pas avant hier midi. J’ai eu le plaisir de rencontrer son PDG et fondateurJulian Brass, lors d’un « keynote speech » à une conférence de Toronto hier.

Jeune et brillant, Julian a quand même un bon bagage d’expérience en tant qu’entrepreneur techno. Il a « bootstrappé » sa compagnie et notableTV va très bien merci. Ce que j’ai vraiment aimé hier dans son allocution c’est qu’ il n’est pas venu nous parler des trucs et astuces pour réussir comme lui, mais bien de 5 points qui sont des difficultés pour les entrepreneurs. Cela vient de sa propre expérience, mais aussi de diverses recherches faites par son équipe et les gens de contenu de notableTV.

Je vous les donne aujourd’hui, avec mon petit grain de sel bien entendu!

1. Motivation continue

La compagnie est créée, notre produit est prêt, on débute nos ventes, ça y est! En plus, on a fait un scénario de projections de ventes TRÈS conservateur. On gère « lean » et on contrôle chaque dollar dépensé. Mais bon. Finalement l’argent des investisseurs n’entre pas aussi vite ou en aussi grande quantité qu’on le croyait. Et puis les ventes sont plus lentes à démarrer. C’est ce fichu marché niche très particulier qui ne doit pas être comme les autres! Le temps que les fameuses balles courbes deviennent droites est plus long qu’on pensait. Et finalement, on commence à se demander si c’était une si bonne idée que ça. Ça fait quand même 18 mois qu’on est sans salaire là! Et puis, on est peut-etre pas la bonne personne pour ça en fait?  DU CALME.

SOLUTION: La préparation. C’est à ça que ça sert de bons conseillers. A se faire dire de se préparer au plan B. Et que non, il se peut que vos prévisions TRÈS CONSERVATRICES ne se réalisent pas. Parlez à un entrepreneur d’expérience. Allez voir les gens qui peuvent vous aider et humblement, demandez conseil. De toute façon, comme je dis toujours à ceux qui me demande mon avis, vous pouvez toujours tout jeter ça à la poubelle après. Mais au moins vous aurez d’autres sons de cloche.

2. Contraintes imposées par soi-même

Vous la connaissez celle-là. On est PDG et on porte TOUS les chapeaux. Et puis, comme on a développé une partie de la technologie et qu’on a tous les contacts dans le marché, on voit pas pourquoi on laisserait aller Julie notre partenaire pour les nouveaux comptes! Elle est bonne et brillante, mais vaut mieux s’en occuper soi-même. Ben pour les premiers temps en tout cas. Et puis l’image de notre site web, on a le dernier mot dessus. Il n’y a pas quelqu’un qui peut décider de cela sans nous; c’est notre bébé quand même! Il y a aussi les finances, qu’il faut réviser avant le meeting avec les investisseurs et ca on déteste ça. On est plus à l’aise dans le design et on trouve ça un peu inutile de passer chaque chiffre en revue. On a vraiment autre chose à faire de notre temps. Oups! j’oubliais! Il faut aussi rappeler le candidat pour le poste administratif qu’on veut combler. Ouin. On va faire ça quand cette entrevue? Le plus important trade-show est la semaine prochaine et le kiosque est même pas prêt!

Solution: Déléguer et aller chercher meilleur que soi. Non vous n’êtes pas bon dans tout. Je sais, on n’a pas les moyens d’embaucher 3 vp et 5 employés tout de suite. Mais pourquoi ne pas choisir certains combats et s’entourer d’aviseurs, mentors. Ou encore utiliser certains membres de notre CA pour plus que juste les réunions? Sortez des sentiers battus et soyez créatifs. Mais surtout choisissez une ou deux personnes à qui vous faites VRAIMENT confiance et à qui vous pouvez vraiment déléguer.

3.Créer son réseau

Quand on a passé 2 ans dans nos bureaux, souvent dans notre sous-sol, à développer le produit avec notre partenaire (parfois) on se sent bien seul. Et c’est un terrain idéal pour développer des pensées négatives. Nos idées sont bonnes, mais on pense que c’est trop difficile de créer une vraie entreprise avec tout ça. On est peut-etre plus un inventeur qu’un entrepreneur?

Solution: Je vous apprends rien, ici. RÉSEAUTEZ! Venez aux activités de la VETIQ, de l’AQII de Québec International, de Réseau Capital, des CLD, etc. Vous trouverez d’autres entrepreneurs comme vous, des gens intéressants et de l’aide! Ce n’est pas du temps perdu en « cocktails inutiles » croyez-moi. Et oui, vous pouvez vous sentir un peu timide au début. C’est pas grave! Pas besoin d’être un « king » des cocktails d’affaires. Ca s’apprend.<

4. Passion + Persévérance + Dollars

Vous y êtes pour faire de l’argent, oui. (j’espère!) Mais aussi parce que, à votre manière, vous voulez changer le monde. Ben un petit morceau du monde en tout cas. Si ce n’est pas le cas, ça ne fonctionnera probablement pas. Et vos partenaires, clients et éventuels investisseurs vont le sentir. Résultat? la dernière partie de l’équation, les dollars,  ne rentrera pas.

Solution: Allez-y! Changez le monde! à votre mesure, dans un VRAI modèle d’affaires, mais changez-le! Et vos associés doivent vraiment croire aux même valeurs fondamentales. Votre culture d’entreprise, elle se forme dès le début de l’aventure.

5. Focus

Bon moi, je l’aurais mise au numéro 1 celle-là. Il y a moyen de se rendre a St-Louis Missouri sans carte. Mais ça va prendre quelques semaines…Vous savez de quoi je parle; le quotidien. Au fait, on se considère comme des « opportunistes » et on ne laissera pas de l’argent sur la table, non monsieur! Même s’il faut faire un peu de « custom » pour ce client. Et puis, oui, on vend notre solution aux gros joueurs du divertissement et ce client est un vétérinaire. So what? On va pas laisser passer ça!  Et puis, Julie nous l’avait dit que la médecine vétérinaire, l’alimentation et l’aviation pouvaient être de bons marchés. De plus, on n’a pas vraiment refait l’analyse de compétition (c’est plaaate et on est pas très bon dans ça).

Solution: Planification stratégique. Oui je sais. Mais ça prend un plan! « une carte routière » ! Et il faut dire non parfois. La DÉ-sélection de marché c’est ce qu’il y a de plus difficile à faire. Mais c’est nécessaire à un certain point. Et non, on ne peut pas être bons dans tout. On va chercher de l’aide et on laisse son égo dans l’armoire.

Qu’en pensez-vous?

Isabelle Genest est  Directrice de l’entrepreneuriat technologique depuis 5 ans chez POLE Quebec Chaudière-Appalaches. Elle est la personne derrière la plus grosse compétition de création d’entreprise technologique au Québec, Devtech50. Elle coach au moins 4 entreprises technologiques en démarrage et en croissance par semaine en plus de se promener à travers le monde pour ramener les meilleurs experts dans sa région pour aider les entrepreneurs; ceux qu’elle admire le plus. C’est après des études en musique et en chimie analytique a l’université Laval et au CEGEP de Lévis-Lauzon qu’elle poursuit en marketing stratégique,financement d’entreprise et développement de produit au MIT Sloan school of management. Aujourd’hui, Isabelle Genest se consacre à sa passion: l’entrepreneuriat technologique.