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Antony Deslandes

J’ai rencontré Monsieur Antony Deslandes, propriétaire d’une entreprise spécialisée en rénovation, gestion immobilière et conciergerie volante. Je désirais avoir une seconde opinion sur le réseautage. Cette rencontre m’a non seulement confirmé que les entrepreneurs ne réseautent pas tous pour les mêmes raisons, mais j’y ai aussi entendu une vraie « success story ».

Antony était éleveur de chevaux à 16 ans, ce qui n’est déjà pas très commun. Quelques années plus tard, il a décidé de faire un détour sur les bancs universitaires pour y compléter un baccalauréat en génie électrique, tout en étant DJ pour payer ses études. Versatile vous dites ? C’est le parcours qu’il a fait après ses études qui l’a mené tout droit vers le métier d’entrepreneur.

De chef de produit à directeur des ventes puis à investisseur immobilier, monsieur Deslandes a acquis des connaissances et des compétences qui ont fait naître en lui l’envie de créer sa propre entreprise. En date du 30 janvier 2010, sa première année fiscale était terminée et les résultats étaient au-delà des objectifs. A-t-il participé à plusieurs soirées de réseautage pour se faire connaître? Peut-être ne connaissait-il même pas cette pratique ? Voici l’entrevue avec Antony Deslandes.

C’est au Gainzbar le 27 janvier dernier, tout comme Paul Oviedo Castillo, que monsieur Deslandes a eu sa première expérience de réseautage en tant qu’entrepreneur. Cependant, contrairement à monsieur Oviedo, la raison de sa présence était principalement de retrouver des anciens collègues de formation. « J’y étais pour le fun, pour revoir des amis et, je l’avoue, peut-être aussi un peu par curiosité », m’a-t-il dit avec un sourire. Ainsi, son objectif n’était pas de trouver de nouveaux clients, intéressant…

Pourquoi Antony n’avait-il jamais participé à une soirée de réseautage?
« Je ne peux pas dire que je suis le plus grand des vendeurs à pression. Je laisse souvent les gens venir à moi. » Sa clientèle, il l’a gagnée en laissant sa carte d’affaires chez ses fournisseurs, chez son coiffeur, chez des amis, à l’accueil d’entreprises et d’organismes, etc. Beaucoup de bouche à oreille en somme.

Pourrions-nous dire que le bouche à oreille est aussi une forme de réseautage ?
« Je ne crois pas qu’il n’y ait qu’une manière de réseauter, car après tout je ne suis pas obligé d’aller à des activités pour entrer en contact avec des clients potentiels », m’a-t-il répondu. Cependant, quand un entrepreneur a envie de retrouver d’anciens collègues de formation ou d’anciens formateurs et conseillers, il lui faut parfois un peu d’aide extérieure pour arriver à réunir tout ce beau monde. C’est là que les événements de réseautage lui apparaissent intéressants : « C’est vraiment agréable qu’une organisation prenne le temps de mettre en place ce genre de soirées et qu’un conseiller, par exemple, nous présente à plein de gens et réponde à nos questions. »

Monsieur Deslandes avait-il une stratégie pour réseauter lors de la soirée au Gainzbar ?

« Pas du tout! J’y étais pour avoir du plaisir, sortir de ma bulle d’entrepreneur et me détendre, d’autant plus que le réseautage ne représente pas une tâche pour moi. » Il a aussi ajouté de manière catégorique : « Si c’était une corvée, je n’irais tout simplement pas. » Les propos d’Antony Deslandes démontrent que les objectifs et les attentes des gens d’affaires dans ces soirées sont parfois en opposition. Toutefois, même si les participants y sont pour des raisons aussi différentes que relaxer, avoir du plaisir, trouver des clients et aborder des problématiques avec d’autres entrepreneurs, c’est ce qui fait en sorte qu’un événement de réseautage soit intéressant et stimulant pour tous.

Avant de clore la rencontre, je lui ai demandé de me décrire l’activité de réseautage idéale. Voici ce qu’il m’a répondu.

« Le nombre de participants m’importe peu. Qu’il y ait 50 ou 200 personnes, l’important est que les gens soient à l’aise, qu’ils discutent et que leurs attentes soient satisfaites. Je n’y vais pas non plus pour manger, je veux prendre un verre en bonne compagnie et décompresser. » Pour monsieur Deslandes, être entrepreneur c’est aussi vivre avec l’angoisse de la liberté, alors ces activités lui permettent de partager cette angoisse avec des personnes qui vivent la même chose que lui. « Quand je suis sorti du Gainzbar, le 27 janvier dernier, je me sentais revigoré, heureux et serein. »

Article rédigé par Krystel Jobin, SAJE

Avec la collaboration d’Antony Deslandes, propriétaire d’Antony Deslandes inc.
Courriel : adeslandes@videotron.ca
Tél. : 514-825-6639