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5 plus grands défis auxquels l’entrepreneur doit faire face

Source de la photo iStockphoto, utilisée ici

Ce billet est un extrait de l’article L’entrepreneurship et la nouvelle économie écrit par André Locas dans le NewWork Opinion en 1997.


1-Utiliser un plan d’affaires

En pratique, le plan d’affaires sert principalement à trois choses: 1) plaire aux organismes gouvernementaux qui peuvent subventionner ou aider au démarrage de l’entreprise, 2) obtenir du financement auprès d’institutions financières et 3) fournir un cadre d’action avec des objectifs pour l’entrepreneur. Quand les deux premiers ne sont plus nécessaires, l’entrepreneur ne doit pas se sentir lier par son plan d’affaires. Celui-ci ne doit pas être un carcan, mais seulement une planche de départ qui peut dévier au gré du marché et des possibilités d’affaires.

2-Offrir un service ou un produit changeant, malléable, éphémère ou sur mesure

Les entreprises ne peuvent plus se permettre de faire du sur place en offrant un produit en série qui ne peut être modifié qu’avec d’énormes efforts et capitaux. Les marchés sont tellement changeants, les préoccupations des consommateurs tellement mouvantes, qu’une entreprise n’a d’autres choix que d’améliorer ses produits, de sortir de nouveaux produits si elle veut rester en vie. L’industrie de pointe du logiciel a vu s’écrouler des centaines d’entreprises qui ne se sont pas adaptées aux changements. Les entrepreneurs indépendants peuvent mieux répondre aux petits marchés hautement spécialisés, être plus flexibles, changer de direction plus rapidement que ne le ferait la grande entreprise conventionnelle.

3-Connaître les principes de base en marketing et en techniques de vente

Malgré l’emploi de la meilleure stratégie de marketing, pour conclure une vente, il est nécessaire de connaître la mécanique de la vente. C’est-à-dire qu’en plus d’avoir un plan stratégique de mise en marché, il faut être en mesure de conclure la vente directement avec le client; le défaut de conclure celle-ci est fatal pour l’entreprise. Évitez les conseils sur les stratégies en marketing transmises par des personnes n’ayant jamais démarré une entreprise, par exemple des fonctionnaires gouvernementaux, ou des enseignants de carrière, ceux-ci n’en connaissent probablement que la théorie; rien ne vaut la pratique des préceptes de marketing et de vente pour être en mesure de conseiller les entrepreneurs.

4-Connaître les principes de base en comptabilité

Pour toutes les entreprises en activité, leur survie repose sur le simple principe que les revenus doivent être supérieurs aux dépenses sur une certaine période de temps. Le travailleur autonome se doit de connaître les rouages de la comptabilité et avoir toujours en tête une image nette de sa situation financière. Les conseillers bancaires sont, quant à moi, les pires ressources que l’on puisse imaginer. L’aide qu’ils apportent aux travailleurs autonomes et à ceux qui démarrent leur entreprise n’est que prétexte à analyse financière afin d’y voir la possibilité de prêter de l’argent ou d’établir une marge de crédit. Ces moyens de financement devraient faire l’objet de recommandations d’analystes ou de comptables indépendants du réseau bancaire. Comme le dit le fondateur de Québecor, monsieur Pierre Péladeau: «Traitez les banques et leurs représentants comme des fournisseurs!».

5-S’éloigner de la mentalité de l’employé-travailleur

Beaucoup de personnes continuent de croire que les méthodes utilisées dans l’entreprise pour faire produire les gens doivent nécessairement s’appliquer aux travailleurs autonomes. Par exemple, on insiste sur le maintien d’un horaire de travail rigide pour «performer» à la maison, alors que le travailleur autonome a un contrôle complet sur son horaire de travail. S’il est véritablement un travailleur autonome, il n’a pas à s’imposer un 9 à 5 vieillot et industriel, mais à utiliser son temps comme une ressource flexible.

Ces défis ne sont rien comparativement aux défis auxquels les gouvernements et la grande entreprise feront face, à coup sûr, dans l’éventualité de l’échec ou du succès de la transformation d’une grande partie de la population active (en trimardeurs ou en entrepreneurs). Ceux-là devront composer avec une nouvelle réalité sociale dans laquelle leur rôle sera amoindri et même éventuellement étiolé.