Inscrivez-vous ci-dessous pour devenir membre.
Nom : Courriel :

Guilhem Bertholet

Qui es-tu et quel est ton parcours ?

Je suis Guilhem, j’ai 28 ans, et je dirige actuellement l’incubateur d’HEC Paris. Avant ça, j’ai monté plusieurs boîtes, dans les cours particuliers tout d’abord lorsque j’étais encore en école de commerce, puis dans l’événementiel et enfin dans la communication par la bande-dessinée. J’ai fait un passage rapidement avorté par Microsoft, où je n’étais manifestement pas à ma place.

Je suis surtout un passionné de l’entrepreneuriat : c’est ainsi que j’ai monté une association de jeunes entrepreneurs, créé une bande-dessinée pour donner aux jeunes l’envie de se lancer (Lucy&Valentin), que je tiens un blog (guihembertholet.com) et que j’en lance un nouveau : businessangels.fr. J’essaie enfin d’écrire un bouquin sur la création d’entreprise.

Si tu devais résumer l’entrepreneuriat chez toi, tu dirais…

Pendant longtemps, l’entrepreneur a été mal vu, assimilé au grand méchant patron. Depuis peu, l’entrepreneuriat est devenu un peu plus glamour, sexy. Avec quelques belles réussites et surtout plus de lumière portée sur l’entrepreneuriat. Enfin avec le lancement de l’auto-entrepreneur, j’ai l’impression qu’on a libéré pas mal d’énergies !

J’espère que l’entrepreneuriat (et au sens plus large l’esprit d’initiative) sera quelque chose de « normal » d’ici quelques années, où il sera plutôt étonnant de NE PAS avoir une activité entrepreneuriale dans son parcours.

Quelques beaux exemples d’entrepreneurs que tu aimes bien dans ton pays?

PriceMinister.com – Pierre Kosciusko-Morizet

Free – Xavier Niel

Vente Privée – Jacques-Antoine Granjon

Malinea – Catherine Barba

1000mercis – Yseulis Costes

Meetic – Marc Simoncini

LaFraise.com puis Archiduchesse – Patrice Cassard

Pixmania – Les frères Rosemblum

Une mesure récente en faveur de l’entrepreneuriat ?

Clairement l’auto-entrepreneur. En résumé, c’est la possibilité de se mettre à son compte, ne payer des charges que si l’on vend quelque chose, avec des formalités qui prennent 10 minutes. Sur la première année, ce sont 300.000 personnes qui se sont lancées ainsi. Quand on y pense, c’est 1% de la population active ! Et à partir de janvier, c’est étendu aux jeunes à partir de 16 ans.

L’entrepreneuriat en chiffres, ça donne quoi ?

Jusqu’à l’an passé, c’était environ 300.000 créations par an, cette année avec l’auto-entrepreneur on va dépasser les 500.000.

Donc 200.000 création de « vraies » entreprises (j’enlève volontairement les auto-entrepreneurs, pour qui on n’a pas assez de recul). Là-dessus, le profil type, c’est un homme de 40 ans qui se lance avec 7000€. Les femmes représentent environ 35% des créations, et par expérience elle réussissent un peu mieux (elles cherchent moins les coups, ont plus la tête sur les épaules).

C’est aussi 50 d’échec dans les 5 ans, mais cela englobe les gens qui décident de fermer les portes de leur boite sans forcément que ce soit un échec. D’ailleurs, l’échec est un sujet qu’il serait intéressant de traiter 😉

Et chez les jeunes ?

Ca bouge ! De plus en plus de formations apparaissent après le bac (donc dans les études supérieures, fac et écoles de commerce ou d’ingénieurs). Disons que c’est à la mode et qu’on en parle beaucoup. Mais au final, assez peu se lancent, seuls 1% sautent le pas vers la création chaque année.

C’est aussi pour cela que j’ai créé ma BD, parce que l’entrepreneuriat, c’est comme l’anglais (enfin, chez nous en France) : plus on commence tôt plus on a de chance d’être bon!

En savoir plus?

Compte twitter de Guilhem Bertholet: gbertholet

Un entrepreneur selon Guilhem Bertholet

 
  • Monraisse

    Moi je veux bien, mais Yseulys Costes c’est 1000mercis, pas autre chose ! et c’est effectivement une des belles réussites entrepreneuriales françaises.

  • Il faut aussi noter en France l’excellente initiative de l’école HETIC (http://www.hetic.net) qui a une dernière année ponctuée par la présentation des projets de fin d’étude devant l’association Paris Business Angels (PBA). A la différence des écoles de commerce, nous avons les compétences pour monter nous même le projet et par rapport aux écoles d’ingénieur, nous savons correctement présenter notre projet et le promouvoir.

    Amicalement,

    Brice Bottégal