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Entrevue de Guy Kawasaki / Microsoft BizSpark

Guy Kawasaki était à Paris pour la conférence Microsoft BizSpark et nous avons profité de sa présence pour organiser un entretien avec une jeune femme entrepreneur, Stéphanie Pelaprat (Restopolitan), dans le salon de l’hôtel Pont Royal. Voici la première partie de cet entretien (en anglais), où il est question de Silicon Valley (En quoi les entrepreneurs européens sont-ils différents ? Est-ce une bonne idée pour un français de lancer sa start-up dans la Silicon Valley ?), de schmooozing et du prochain livre de Guy Kawasaki, Enchantment (dont il a rédigé une partie lors de son séjour à Paris).

Voici également la deuxième partie de l’entretien :

Stéphanie : Quelle serait la première question que vous poseriez à un entrepreneur ?

Guy : “Qu’est-ce que vous faites” ? C’est ce que je souhaite savoir dans les premières 30 secondes de l’entretien. Ensuite, je veux savoir comment la start-up “fait” de l’argent. (..)

S. A quoi un investisseur attache-t-il le plus d’importance ? A l’équipe ou au produit?

G. La plupart des investisseurs disent que l’équipe est importante, mais en réalité, la plupart des start-up qui ont réussi de manière spectaculaire ont été créées par des équipes qui n’avaient pas fait leurs preuves. Par exemple, eBay ou youTube, ou encore Cisco… Ne vaut-il pas mieux pour un investisseur de soutenir un Steve Jobs avant qu’il n’ait réussi ?

L’investisseur doit d’abord tomber amoureux du produit, avant de prendre en considération l’équipe. La vraie question est : Est-ce que votre produit va changer le monde ? Quel est son marché ?

S. Un entrepreneur devrait-il privilégier un investissement fait par un VC ou par un business angel ?

G. Peu importe ! Prenez donc l’argent, d’où qu’il vienne ! Néanmoins, de nos jours, il est tellement plus facile de créer une entreprise. Les logiciels sont libres, le marketing est gratuit (il suffit d’être malin et de savoir utiliser les réseaux sociaux), les frais d’installation, les bureaux sont moins chers, et les candidats à l’emploi, dans un contexte économique désormais difficile, sont moins exigeants. Vous avez besoin de beaucoup moins d’argent qu’il y a quelques années. Tout est plus facile ! J’aimerais pouvoir vous dire que vendre aussi est plus facile, hélas, ce n’est pas le cas.

Il vaut donc mieux attendre avant de lever des fonds que votre société ait déjà de la valeur. Plus longtemps vous attendrez, et meilleure sera l’évaluation..

S. Pouvez-vous nous parler de ce que vous faites en ce moment, et notamment de votre société Alltop ?

G. Alltop est une sorte de kiosque à journaux en ligne, qui affiche les unes des meilleurs articles sur des sujets aussi variés que la politique, le sport, le vin, l’entrepreneuriat… Le site lit les flux RSS  de nombreux sites et blogs, et présente les grands titres – les plus récents – de chaque source répertoriée. Face au flux considérable d’informations disponibles sur Internet, un filtre est nécessaire et j’estime que le filtrage que nous effectuons est excellent.

Alltop se porte bien, pas formidablement bien, mais bien. Le business model repose sur la publicité et l’appel aux sponsors. Notre objectif est donc de générer beaucoup de trafic.

Plus d’info sur L’art de se lancer, et La réalité de l’entrepreneuriat, livres traduits par Marylène Delbourg-Delphis, qui a (notamment) cofondé avec Guy la filiale de 4D aux Etats-Unis en 1987.

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Merci à Magali Roucaut et à Juan Sebastian Torales pour la qualité de la prise de vue et du montage.

Merci à Jacques Birol qui nous a mis en relation avec Stéphanie, lorsqu’il a su que nous étions à la recherche d’un jeune entrepreneur. Stéphanie était la seule femme et le plus jeune entrepreneur à plancher devant un jury composé d’entrepreneurs et de business angels lors de la journée Microsoft BizSpark.

Merci à Jean-Noël Chaintreuil pour sa présence attentive et ses conseils pour la structuration de l’enregistrement vidéo.