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La passion: un exemple concret.

Photo : http://outsourcemiracle.com

La passion est un des sujets les plus souvent abordés lorsque vient le temps de parler du succès. Passion et travail sont les éléments de base de la majorité des histoires à succès. Nombre de livres en ont fait état, et de nombreux autres le feront encore.

J’ai déjà d’ailleurs abordé la question dans un billet consacré aux motivateurs.

Rien de neuf donc lorsque l’on aborde la question du recrutement en lien avec la passion. Si on est un adepte du tandem passion/succès, en tant que recruteur ou gestionnaire cherchant la perle rare, on tente de dénicher un candidat qui a cette passion, cette fougue pour le travail offert.

À tel enseigne, que de plus en plus, ces caractéristiques ainsi que les compétences, prennent le pas sur les connaissances. Le raisonnement étant qu’il est plus aisé, en utilisant la formation, d’améliorer le niveau de connaissance d’un employé. Mais insuffler la passion, des compétences relationnelles ou de l’empathie….c’est beaucoup moins évident, pas impossible mais plus difficile, vous en conviendrez aisément.

Par contre, pour bien des gens, ce discours sur la passion et le travail relève plutôt d’un cliché de plus en plus présent de le monde de la gestion. Un espèce de concept fourre-tout permettant d’expliquer une pléiade de problèmes non résolus ou d’échecs récents.

Mon propos est donc de vous illustrer très concrètement, via un exemple vécu, l’effet de la passion dans une situation de recrutement.

Étant à la recherche d’un employé pour un poste présentement vacant j’effectue une série d’entrevues afin de dénicher la perle rare. Je rencontre donc un candidat et lui pose une série de questions sur son CV, ses expériences de travail, sa perception du poste, ses réalisations, etc.

Le candidat semble amorphe, peu enjoué, répond de façon monocorde, bref, il est ennuyant et semble sans vie. En tant que recruteur ces signes sont importants mais il faut aussi y faire attention et ne pas tomber trop rapidement dans les préjugés et les évaluations hâtives. Je poursuis donc mon entrevue et le candidat continue sur le même ton. Disons que recherchant quelqu’un de motivé et de passionné je ne sens pas que l’on est loin du compte..

L’entrevue se termine, je remercie la candidat et lui offre son manteau. Le stress de la rencontre étant tombé, l’atmosphère est moins formelle. Je questionne le candidat sur la route à faire et la distance à parcourir. C’est ainsi qu’il m’informe qu’il n’est pas pressé car il débute ses vacances et qu’il part en voyage avec sa fille. Je le questionne sur sa destination…

Et là…..tout change…..même physiquement.

Il s’illumine, il rayonne, il sourit, il est quelqu’un d’autre.

Il a passé dix minutes à me parler de voyage et d’archéologie. il n’est plus arrêtable, tellement que j’ai dû carrément mais poliment le mettre à la porte.

Que s’est-il passé? Il parlait d’une de ses passions. Il a reprit vie.

On comprend aussi que le poste affiché ne faisait pas partie de ses passions.

Pourquoi cette personne ne travaille pas en archéologie ou dans le domaine du voyage? Je ne sais pas.

Mais ce dont je suis sûr par contre, c’est que dans ces domaines, se serait sûrement quelqu’un de performant et d’heureux.

Ça j’en suis convaincu.

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Frédéric Langis

En tant que gestionnaire, Frédéric Langis est à l’affût de tout ce qui se développe dans le domaine du management. Il est titulaire d’un MBA spécialisé en services financiers, d’un baccalauréat en Relations Industrielles et d’un certificat en planification financière personnelle de l’université Laval. Frédéric travaille dans le domaine des services financiers depuis plus de 16 ans dont 11 ans à titre de gestionnaire. En terminant, mentionnons que Frédéric rédige, depuis près d’un an, un blogue traitant de gestion au www.gestionnaireborg.blogspot.com

 
  • Eh eh, on se retrouve ici aussi:)

    Je fais partie d’un club privé qui s’appelle les jeudis clandestins, mis sur pied par Lise Cardinal il y a une vingtaine d’années. La particularité ? On invite des gens qui viennent nous parler de leur passion.

    Ceux qui m’intéressent le plus ? Ceux qui ont tout laissé de côté et qui sont devenus entrepreneurs dans leur passion. C’est tellement énergisant!

    Dans son livre Good to Great, Jim Collins parle du concept du hérisson:
    Passion + là où on peut être le meilleur + le moteur économique. Boom!

  • @Mathieu Laferrière:

    Bonjour Mathieu, très heureux de te retrouver ici!

    Je suis tout à fait d’accord avec l’équation de Collins dont tu fais mention. Je te proposerais une modification soit un multiplicateur qui tiendrait aussi compte de l’effort. Passion x talent x effort/travail = Boom! 🙂

    Un club privé qui existe depuis plus de vingt ans…ça aussi c’est de la passion?

    Au plaisir!

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  • Ton texte est véridique et explique une chose que je commence à dire à mes enfants: si tu es passionné(e) dans ton travail, tu réussiras et tes revenus seront supérieurs. Choisis un métier en fonction de ce que tu ames et qui te fait « tripper », le reste suivra !!

    Bon texte !