Inscrivez-vous ci-dessous pour devenir membre.
Nom : Courriel :

Des conseils pour rencontrer un client autour d’un verre

Cet article est un extrait (modifié) de l’article On prend un drink et on parle du contrat? du blogue de Isabelle Genest.

Les rencontres clients autour d’un verre sont vraiment utiles et souvent fructueuses. Sans parler d’un night club ou d’un bar sombre et enfumé, voici des exemples d’endroits intéressants: Le St-Laurent au Chateau Frontenac, Le Boudoir (sauf le jeudi soir) de Québec, le Sarah B. à l’Intercontinental de Montréal, le bar sympathique ouvert sur la rue l’été près de votre bureau.

Un endroit idéal a ces caractéristiques.

1. Endroit et siège discret: Au moins 3 pieds entre chaque table, avec des chaises confortables. Je préfère personnellement les endroits qui n’ont pas de banquette à l’américaine. Je trouve que ca fait un peu trop fermé.

2. Service attentionné et amical: Ce n’est vraiment pas le temps d’être confronté à une serveuse ou un serveur de 21 ans qui se soucie que de son piercing ou de son look. Les endroits idéaux sont gérés par des gens et un personnel qui est habitué à la clientèle d’affaires. Oui, ca coute plus cher pour un drink mais vous n’êtes pas là pour en boire 4 en ligne de toute façon.

3. La « bonne crowd »(désolée pour ma mauvaise habitude de garder les expressions anglaises): Bon, soyons clairs. Pas besoin d’être au bar où les top-célébrités y sont, mais on évite à tout prix les bars où les tables de billard ont des « 2$ Next » sur le côté  ou 12 motos stationnées à l’avant. On veut voir qui? Nos pairs. Des gens d’affaires, intéressants mais qui ne sont pas là pour autre chose que les affaires.

4. Atmosphère appropriée: C’est de toute évidence impossible de discuter convenablement, même si c’est tout à fait « casual », s’il faut crier pour s’entendre.

5. Bar fourni: Tout le monde doit y trouver son compte. Je préfère le Sancerre ou des Sauvignon blanc de la Loire. Sans prétention. Mais j’apprécie que ce soit disponible. Mon interlocuteur boit du single malt. Et son associé, de la bière en fut. Évidemment, PERSONNE, JAMAIS,  ne commande de Daiquiri aux fraises avec un parasol et 2 cerises.

6. Bouffe: Oui, parfois on veut commander qqchose à manger parce que la discussion s’allonge et que c’est approprié. Ca indique aussi qu’on ne veut pas s’éterniser parce qu’on ne parle pas de repas complet.

7.Décor approprié: Vous êtes une jeune startup et vos bureaux ont l’air d’un loft rouge et blanc, aire ouverte et salle de gaming avec beanbags? Non. Vous n’irez pas au St-Laurent. Soyez vous-même!

Les raisons pour lesquelles on rencontre un client dans un bar.

Parlons maintenant un peu de la situation. Donner rendez-vous à un client, investisseur, top-futur-employé ou partenaire dans un bar ça ne se fait pas n’importe comment ni pour n’importe quelle occasion. Il y a 3 raisons pour lesquelles on se rencontre dans un bar:

1. Manque de temps: C’est la veille du début de la conférence et vous êtes sur le jetlag, votre semaine est bookée et dans 2 heures, vous devez aller installer le « booth » de la cie. Un meeting au bar de l’hotel avec M. Important est parfait. Ça m’arrive souvent quand je suis de passage à Boston et que je veux voir Mike Grandinetti; il est TOUJOURS booké de partout et je me déplace au bar le plus près d’où il a un meeting pour l’accrocher 45 min. Un sauvignon blanc, une bière, quelques papiers, nos agendas respectifs et quelques éclats de rire plus tard, on a tout réglé!

2.Meeting de groupe: On ne veut pas officiellement faire un souper d’affaires. On connait certaines personnes et on veut connaitre 1 ou 2 joueurs cles qui seront là aussi. On a aussi amené 1 ou 2 partners. Des wingmans indispensables.

3. Relation: De façon sincère, on veut en connaitre plus sur notre interlocuteur. On veut faire ca relax, « casual » mais ne nous leurrons pas. Ce n’est pas pour les cocktails qu’on est là, c’est pour le business.

Le déroulement de la rencontre.

La rencontre pourrait se séparer en 3 phases. La première, où personne n’a vraiment de fun et que c’est un peu inconfortable. Ensuite, on devient à l’aise parce qu’on parle de sujets plus personnels (« tu as 2 enfants? ahhh oui des ados c’est tellement le fun! mais bon c’est pas de tout repos non plus hein. Font-ils partie d’une équipe de sport en particulier? » ) et on enchaine vers les affaires. Tout le monde avance, on travaille même si c’est relax et on règle des dossiers. La troisième partie est plus délicate. Les choses sont réglées et là on se demande si on prend un autre drink, on a du plaisir. Souvenez-vous juste d’une chose; ces gens ne sont pas des amis au même titre que dans votre vie personnelle. Si vous y allez pour le dernier drink (et que vous ne conduisez pas il va sans dire) , arrangez-vous pour quitter le bar sobre. Donc, tôt.

6 trucs adaptés à notre réalité canadienne.

1.Arrivez tôt: Que vous ayez initié le meeting ou non. Vous définissez ainsi la relation entre vous et votre interlocuteur mais aussi avec le personnel.

2.Pas de cocktails fi-fille: Vous savez ce que je veux dire…les Apple-tinis et les « sex on the beach » n’ont pas leur place à une rencontre d’affaires.

3.Comment commander: Spécifiquement, avec confiance. On ne se lance pas dans les discussions approfondies sur l’année du Pinot Noir qu’on commande si on ne sait pas de quoi on parle. Et même si on connait ca…ca fait prétentieux. Surtout avec les américains. Vous voulez un Chivas sur glace avec l’eau à côté. Pas  » un scotch euh…ou qqchose du genre ». Ou encore, un gin-tonic très allongé avec du Bombay Saphir. Pas « c’est quoi votre spécial du 5 a 7? »

4.Prenez ce que vous voulez: Vous n’en boirez pas beaucoup alors ce n’est pas parce que tout le monde prend une bière en fut qu’il faut faire pareil. Meme que ca fait un peu suiveux…

5.On paie une tournée: À un certain moment, ou même dès le début si vous avez invité, vous offrez. C’est poli. C’est comme ca.

6.On ne se soûle pas: Oui oui, je sais ca parait évident. Mais des fois on a du fun, on l’échappe un peu…et on se dit que c’est pas si grave puisque les autres aussi boivent un peu trop. Non. On arrête avant. C’est tout.

Qu’en pensez-vous? Quels sont vos suggestions d’endroits à Québec, Montréal, Toronto et Ottawa…ou ailleurs! Et vos suggestions de trucs?

Isabelle

Isabelle Genest est  Directrice de l’entrepreneuriat technologique depuis 5 ans chez POLE Quebec Chaudière-Appalaches. Elle est la personne derrière la plus grosse compétition de création d’entreprise technologique au Québec, Devtech50. Elle coach au moins 4 entreprises technologiques en démarrage et en croissance par semaine en plus de se promener à travers le monde pour ramener les meilleurs experts dans sa région pour aider les entrepreneurs; ceux qu’elle admire le plus. C’est après des études en musique et en chimie analytique a l’université Laval et au CEGEP de Lévis-Lauzon qu’elle poursuit en marketing stratégique,financement d’entreprise et développement de produit au MIT Sloan school of management. Aujourd’hui, Isabelle Genest se consacre à sa passion: l’entrepreneuriat technologique.