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La technique du succès – André Muller

À l’âge de 23 ans, André Muller, jeune lauréat de la faculté de droit de Strasbourg, constate avec son frère expert-comptable que cette profession a besoin d’informations pratiques. Il publie une lettre d’informations juridiques et fiscales. C’est le point de départ du lancement d’une entreprise de presse spécialisée, la D.O. Il conçoit ensuite et rédige les premiers tomes d’une encyclopédie en 12 volumes.

Cette entreprise, lancée au sein d’un cabinet d’expertise comptable à Strasbourg, va rapidement connaître un essor fantastique, grâce au charisme et aux méthodes de son dirigeant.

«La technique du succès» a été conçue à l’origine comme un cours hebdomadaire, permettant d’intégrer chaque semaine pendant un an un nouveau principe d’organisation et de le mettre en œuvre avant de passer au chapitre suivant. Elle a ensuite été éditée dans sa version intégrale sous forme d’ouvrage. Les différentes éditions ont suscité de nombreuses réactions positives et des témoignages de lecteurs dont la vie tant professionnelle que privée a été profondément modifiée à la suite de leur lecture.

Ce livre a eu un parcours formidable : best-seller de Diateino, édité en livre de poche chez Pocket, il a été ensuite édité en Chine et en Inde.

Voici un extrait du chapitre 18 : L’enthousiasme

De tous les carburants qui font fonctionner le moteur des activités humaines, l’enthousiasme est le plus efficace. L’enthousiasme est ce qui permet le plus sûrement d’arriver au but qu’on s’est assigné.

C’est ce qui, infailliblement, se communique aux autres et fait que ceux-là favorisent l’entreprise à leur tour.

L’enthousiasme est lié à la foi que l’on a dans le résultat final d’une activité. Avoir la foi, c’est avoir la certitude que les choses se passeront comme on a décidé qu’elles devaient se passer.

Rien, personne, ne résiste à un être animé de cette croyance. Rien ne résiste à une cause juste et à ma mesure, lorsque je la défends de toutes mes forces. Parti seul, je me retrouve multitude ; parti de rien, tout m’est accessible. De grandes choses sont réalisées par des hommes simples qui ont foi en leur étoile.

Il s’agit là d’une optique fondamentale, de la plus importante de toutes et qui pourtant se ramène à peu de chose. Il n’y a aucune recette à donner, aucune gymnastique mentale à prescrire à cet égard.

Croire, ce n’est même pas affirmer qu’on croit ; c’est tout simplement s’abstenir de douter, de se poser des questions sur ce qu’on entreprend, ou d’imaginer un échec éventuel, c’est ne pas se voir dans la situation de quelqu’un qui ne réussit pas.

Affirmer ou se répéter que l’on croit, c’est penser implicitement que l’on pourrait ne pas croire, et laisser place au doute.

Pour créer de l’enthousiasme chez soi-même, chez les autres, il faut agir. Agir, c’est-à-dire aller de l’avant, dans une direction déterminée. Ne pas regarder en arrière ; oublier le passé, les difficultés d’hier, dont l’évocation n’est souvent qu’un prétexte à la rêverie, à la fuite hors du présent, et du terrain

d’action. J’agis maintenant de toutes mes forces, pour créer mon avenir. Ma réalité d’aujourd’hui est le produit de mes actions ou de mes erreurs passées. Il ne sert à rien de m’y attarder. Je dois construire ma réalité des prochains jours et le faire maintenant, pour n’avoir pas à me plaindre demain.

L’enthousiasme c’est la foi agissante. On n’a pas «besoin» d’enthousiasme pour agir . On a besoin d’agir. Et en agissant on devient enthousiaste. Et on réussit autant parce qu’on a agi que parce qu’on s’est gonflé d’enthousiasme en agissant.

Je sens, à mesure que j’agis, l’enthousiasme naître en moi et m’animer de son souffle puissant. Je me sens soulevé par l’enthousiasme. Un peu comme s’il me poussait des ailes, je suis porté par l’enthousiasme qui, dès lors, me presse d’agir et me facilite cette action. Il décuple mes forces. Il me fait accomplir des actes que, sans lui, je n’aurais pas entrepris. Il m’apprend que je suis infiniment plus que je ne croyais, que je puis infiniment plus que je ne pensais. Il me donne confiance en moi. Il m’ouvre des portes, des cœurs. Il me rend heureux.

L’enthousiasme me délivre des idées négatives, des pensées destructrices, des opinions moroses. Il me fortifie dans la croyance que la réussite est la norme et l’échec quelque chose d’anormal, que pour réussir il suffit de se conduire normalement et qu’il n’est guère besoin de règles compliquées.

Si malgré tout beaucoup d’êtres échouent, si une rééducation est à faire, c’est parce que certains ont tourné le dos aux règles naturelles et se bercent d’illusions ; parce qu’ils recherchent la facilité tout court, au lieu d’accomplir les actions faciles, simples, naturelles et d’avoir les pensées normales, élémentaires, qui sont inhérentes à une vie équilibrée, donc couronnée de succès.

Ainsi l’enthousiasme me montre qu’il suffit, pour réussir, de faire ce que je dois faire. Ceci n’est qu’en apparence un truisme, car nombreux sont ceux qui s’imaginent qu’ils peuvent, sans danger, s’abstenir de faire ce qu’il faut. Est-ce parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils doivent faire ou croient réellement qu’ils peuvent se passer de le faire ? Non. Ils n’y croient pas. Ils se racontent des histoires ; ils se suggestionnent ; ils rêvent ; ils se fient à toutes sortes de hasards, plutôt que de faire les choses simples, sûres, éprouvées, qui conduisent au succès.

Je sais ce qui est obligatoire ; je n’ai pas besoin qu’on me le dise et je n’ai pas à le suggérer. Je sais que, si l’idée naît en moi qu’il pourrait en être autrement, cette idée n’est qu’un faux-fuyant dû à une source d’inertie qui veut me faire croiser les bras.

L’action contient l’idée positive qui entretient et facilite l’action. Par conséquent, je me lève et j’agis.

L’enthousiasme, c’est cela.